Athalia Kholodilina condamnée pour dopage rétroactif : ses résultats de 2014 annulés
La marcheuse russe retrouve une ombre sur sa carrière
Athalia Kholodilina, marcheuse de haut niveau, voit son passé refaire surface. Des contrôles antidopage effectués en 2014 ont conduit à la découverte d’une substance interdite, le Metenolone, entraînant des conséquences sévères sur ses résultats sportifs.
En septembre 2014, Kholodilina avait été testée positive au Metenolone, un stéroïde anabolisant androgène utilisé principalement pour traiter certaines anémies. À l’époque, elle avait écopé d’une suspension de deux ans.
Des échantillons réanalisés révèlent de nouvelles infractions
Lorsque la World Anti-Doping Agency a obtenu accès au Laboratory Information Management System (LIMS) de Moscou, un ancien échantillon de Kholodilina a été réanalysé et s’est révélé également positif au Metenolone.
Le 7 novembre 2025, après l’absence de réponse de l’athlète à l’avis de violation, l’Athletics Integrity Unit a confirmé une violation antidopage en lien avec l’échantillon de juin 2014. Une nouvelle période d’inéligibilité de deux ans avait initialement été envisagée, ainsi que la disqualification de tous les résultats de Kholodilina du 6 juin au 13 septembre 2014.
Accord et reconnaissance de culpabilité
En novembre 2025, Kholodilina a fait appel de cette décision auprès du National Center for Sports Arbitration. Toutefois, l’athlète, l’AIU et la WADA ont conclu un Case Resolution Agreement, dans lequel :
-
Kholodilina a reconnu avoir commis une violation antidopage conformément aux règles de la IAAF 2014-2015 ;
-
Aucun supplément d’inéligibilité n’a été imposé au-delà de sa sanction initiale ;
-
Tous ses résultats du 6 juin au 13 septembre 2014 ont été annulés, avec perte des médailles, points et prix obtenus.
Le Metenolone : stéroïde sous surveillance
Le Metenolone, connu sous des noms commerciaux comme Primobolan, est un stéroïde anabolisant androgène dérivé de la dihydrotestostérone (DHT). Il possède des effets anabolisants modérés et un faible effet androgénique, sans risque œstrogénique significatif. Classé substance contrôlée dans de nombreux pays, il figure sur la WADA Prohibited List.
Cette affaire rappelle l’importance de la vigilance antidopage et le rôle des réanalyses d’échantillons pour garantir l’équité dans l’athlétisme mondial.
