Jeux olympiques : le cauchemar d’Ebba Andersson, l’or suédois brisé en pleine course

 


Une chute qui change tout

Les rêves de médaille d’or de la Suède se sont brutalement effondrés lors du relais féminin 4x7,5 km de ski de fond aux JO 2026. Engagée sur le deuxième relais, Ebba Andersson a vécu une scène irréelle : deux chutes successives, dont la seconde s’est soldée par un spectaculaire tête-à-queue et la casse de l’une de ses fixations.

Un ski cassé, une course impossible

Projetée au sol une seconde fois, Andersson a vu son ski droit se détacher et glisser loin sur la piste. Lorsqu’elle l’a finalement récupéré, le verdict est tombé : la fixation était brisée. Sans possibilité immédiate de remplacement, la Suédoise a dû repartir… avec un seul ski, avançant à une allure quasi figée, sous le regard impuissant de ses coéquipières et du public.

Une attente interminable sur la piste

La scène a viré à l’absurde lorsque les techniciens suédois ont tardé à intervenir. En commentaire, l’ancienne fondeuse Posy Musgrave résumait la situation : aucun concurrent en vue, aucune solution pour Andersson. Et lorsque l’un des techniciens est enfin arrivé avec un ski de rechange… il a lui aussi chuté, scellant définitivement les ambitions d’or de la Suède.

La Suède au bord du gouffre

Après un relais cauchemardesque, Ebba Andersson a transmis le témoin en huitième position, loin derrière les favorites. Une défaillance d’autant plus cruelle que la pression semblait l’avoir envahie dès les premiers kilomètres. « Elle est tendue, la pression l’a rattrapée », commentait encore Musgrave, visiblement émue par la détresse de la skieuse suédoise.

Une remontée héroïque vers l’argent

Contre toute attente, la Suède n’a pourtant pas sombré. Frida Karlsson puis Jonna Sundling ont livré une prestation exceptionnelle pour remonter le peloton et décrocher une incroyable médaille d’argent, seulement devancées par la Norvège.

La détresse d’Andersson, la force du collectif

En larmes après la course, Ebba Andersson n’a pas caché sa douleur : une journée « catastrophique », un écart énorme laissé à ses coéquipières, et une souffrance avant tout morale. Frida Karlsson a tenu à rappeler l’unité du groupe : soutien, solidarité et promesse de revenir plus fortes ensemble.

Un relais marqué par la malchance, mais aussi par une résilience collective rare au plus haut niveau olympique.