Marathon de Séville : Shura Kitata Tola sacré au photo-finish après un final d’anthologie


La XLIe édition du Marathon de Séville restera dans l’histoire comme l’une des plus spectaculaires jamais disputées. Au terme d’un sprint irrespirable, l’Éthiopien Shura Kitata Tola a remporté la course masculine au photo-finish devant son compatriote Asrar Hiyrden Abderehman, les deux hommes étant crédités du même chrono exceptionnel de 2h03’58.

La course s’est décantée très tôt, dès le cinquième kilomètre, lorsque le puissant contingent éthiopien a imposé un rythme infernal. Seul le Kényan Justus Kirkorir est parvenu à suivre avant de céder face à l’intensité de l’allure. Le peloton, rapidement disloqué, a ensuite évolué sous des bases chronométriques très élevées, constamment en avance sur les temps de référence du record établi deux ans plus tôt.

Après le retrait des lièvres au 25e kilomètre, ils n’étaient plus que quatre en tête. Puis trois, exclusivement éthiopiens, à se disputer la victoire. Dejene Hailu Bikila a résisté jusqu’au 41e kilomètre avant de céder, laissant place à un duel somptueux entre Kitata Tola et Hiyrden Abderehman. Ce dernier a lancé le sprint à 500 mètres de l’arrivée, prenant quelques mètres d’avance et croyant même avoir fait la différence. Mais Kitata Tola a trouvé les ressources pour revenir sur la ligne, plongeant littéralement pour franchir le ruban en premier, pour quelques millimètres seulement.

Chez les femmes, la course a également réservé son lot de surprises. La grande favorite kényane Jackline Chelal a rapidement laissé partir le groupe de tête. Longtemps aux commandes, l’Éthiopienne Mulat Tekle Godu a tenté une accélération décisive à sept kilomètres de l’arrivée, mais a payé son effort dans le final.

C’est finalement la Finlandaise Alisa Vainio qui a profité de ce scénario pour s’imposer avec autorité en 2h20’39, nouveau record national. Elle devance la Kényane Beatrice Cheserek, tandis que Mulat Tekle Godu complète le podium. À noter la belle cinquième place de la Française Fátima Ouhaddou, auteure d’un solide 2h24’19.

Entre performances historiques et suspense jusqu’au bout, Séville a offert un marathon d’exception.