Aston Martin sous pression : boîte fragile, moteur Honda poussé à la limite avant 2026


La préparation 2026 s’annonce plus compliquée que prévu pour Aston Martin F1 Team. À l’approche de la deuxième et dernière semaine d’essais à Bahreïn, plusieurs faiblesses majeures ont été identifiées sur l’AMR26 de Fernando Alonso.

Le projet accuse du retard, aussi bien sur le châssis conçu par Adrian Newey que sur l’unité de puissance développée avec Honda. Et certaines corrections ne seront pas rapides.

Une boîte de vitesses sous tension

Le point le plus préoccupant concerne la boîte de vitesses, désormais conçue en interne par Aston Martin. Elle peinerait à encaisser les contraintes imposées par le nouveau règlement, notamment l’obligation de maintenir le moteur à très haut régime pour optimiser la récupération d’énergie électrique.

Des vibrations importantes et une fragilité structurelle sont évoquées. Reconcevoir totalement la boîte pourrait nécessiter jusqu’à six mois, soit un déploiement possible seulement à la mi-saison. Un calendrier qui correspond aux propos d’Alonso, qui vise plutôt une voiture réellement compétitive en seconde partie d’année.

Autre complication : après les essais, l’équipe devra homologuer les rapports de boîte pour l’ensemble des 24 Grands Prix. Une décision stratégique qui devra être prise sans disposer de toutes les données de performance.

Honda en “réfrigération agressive”

Du côté moteur, Honda travaille 24 heures sur 24 à Sakura pour fiabiliser l’ICE (moteur thermique). Le bloc présenterait des vibrations à haut régime, possiblement liées à la transmission.

Aucune nouvelle spécification moteur ne pourra être introduite avant l’homologation du 1er mars, ce qui signifie que la version actuelle sera celle utilisée pour l’ouverture de la saison en Australie. Seules des évolutions logicielles pourraient permettre de libérer davantage de performance à court terme.

Une éventuelle aide pourrait intervenir via le programme d’équilibrage FIA (ADUO) dès le GP du Canada, mais dans le paddock, beaucoup évoquent déjà un déficit de performance susceptible de perdurer jusqu’en 2027.

Une première moitié de saison compliquée

Le surpoids et certains problèmes de refroidissement ou d’efficacité aérodynamique devraient être corrigés progressivement. Mais les enjeux liés à la boîte et au moteur laissent présager un début de saison délicat pour Aston Martin.

L’AMR26 représente un pari technique ambitieux. Reste à savoir si Silverstone et Sakura parviendront à inverser la tendance avant que la saison ne soit déjà compromise.