F1 2026 : Verstappen salue un « bon départ » pour le moteur Red Bull
Red Bull a officiellement franchi un cap historique en Formule 1. En 2026, l’écurie autrichienne n’est plus un simple client moteur : elle est devenue constructeur de power unit. Développé à Milton Keynes avec l’appui technique de Ford, le Red Bull Powertrains DM01 a effectué ses premiers vrais tours de roue fin janvier lors d’un shakedown privé à Barcelone. Et le bilan est, à bien des égards, encourageant.
Sous les nouvelles règles techniques 2026 – disparition du MGU-H, MGU-K porté à 350 kW, moteur thermique limité à 400 kW, carburant 100 % durable et aérodynamique active – le défi était immense. Pourtant, la RB22 et la Racing Bulls ont enchaîné les tours sans rencontrer de panne moteur majeure, un signal fort pour un projet encore récemment qualifié de « fou ».
Max Verstappen, encore affaibli par un rhume, et son nouveau coéquipier Isack Hadjar ont pris le volant de la RB22. Red Bull a cumulé 303 tours, tandis que Racing Bulls a dépassé la barre des 600, plaçant l’ensemble du groupe au troisième rang en kilométrage, derrière Mercedes et Ferrari.
« Globalement, c’était plutôt décent », a résumé Verstappen après avoir bouclé 118 tours le dernier jour.
« On a appris énormément. Il reste beaucoup de choses à améliorer, c’est normal. Avec un nouveau moteur, faire autant de tours est très positif. C’est un bon début, même si c’est encore très tôt. »
Hadjar, lors de sa première journée, s’est montré tout aussi positif :
« Impressionnant pour un premier jour avec notre propre moteur. Seulement quelques petits soucis mineurs. »
La semaine n’a cependant pas été parfaite. Sous la pluie, mardi, Hadjar a été victime d’un crash au dernier virage en passant des pneus pluie aux intermédiaires. Résultat : d’importants dégâts estimés à environ 514 000 dollars, contraignant Red Bull à faire l’impasse sur les journées de mercredi et jeudi afin de réparer. Verstappen a repris le volant vendredi pour conclure les essais.
Malgré cet incident, la fiabilité globale du moteur Red Bull a surpris jusqu’aux rivaux. Zak Brown, patron de McLaren, a reconnu :
« Red Bull m’a agréablement surpris. »
Laurent Mekies, team principal, n’a pas caché sa fierté :
« On a livré un moteur qui roule. Rien n’est parfait, mais on a tourné, appris, travaillé en équipe. C’est une énorme satisfaction. La montagne devant nous reste immense, mais c’est un moment dont Milton Keynes peut être fier. »
Si Mercedes domine encore largement en termes de kilométrage, les premiers signaux envoyés par Red Bull sont positifs : fiabilité, volume de tours et apprentissage rapide. Une base indispensable avant la suite du programme.
Prochaines étapes
Les essais officiels de pré-saison débuteront à Bahreïn dès la mi-février, avec six jours cruciaux pour affiner les réglages.
La saison 2026 s’annonce déjà explosive : McLaren, championne en titre 2025 ?, une Mercedes revancharde, Ferrari à l’affût, et une Red Bull désormais maîtresse de son destin, comme jamais auparavant.
