Affaire du “Casque de la Mémoire” : Heraskevych honoré par Zelensky après son exclusion des JO
L’épilogue de l’affaire du « Casque de la Mémoire » se dessine. Empêché de participer aux Jeux olympiques et débouté de son recours devant le Tribunal arbitral du sport, le pilote ukrainien de skeleton Vladyslav Heraskevych a quitté Milan pour Munich, où il a reçu un soutien fort et symbolique du président ukrainien.
Une rencontre symbolique avec le président ukrainien
À Munich, Heraskevych a été reçu par Volodymyr Zelensky, venu personnellement lui rendre hommage. Épuisé après plusieurs jours sous une intense pression médiatique et institutionnelle, le sportif ukrainien a été décoré de l’Ordre de la Liberté, en présence de son père.
Sur le réseau X, Zelensky a salué le courage du pilote :
« L’Ukraine aura toujours des champions et des olympiens. Mais sa plus grande valeur, ce sont les Ukrainiens, ceux qui honorent la vérité et la mémoire des sportifs tués par la Russie, ceux qui ne pourront jamais concourir à cause de l’agression russe. Merci pour ta fermeté, ta force et ton courage. Gloire à l’Ukraine. »
Le “Casque de la Mémoire”, un symbole assumé
Lors d’un échange avec les journalistes, Heraskevych est revenu sur la genèse du casque à l’origine de la polémique. L’idée, explique-t-il, mûrissait « depuis longtemps » avant sa rencontre avec l’artiste Irina Prots, qui a conçu le design.
Le premier nom qui lui est venu à l’esprit fut celui de Dmytro Sharpar, ancien coéquipier lors des Jeux olympiques de la jeunesse en 2016, décédé depuis le début du conflit. Un hommage personnel devenu un symbole collectif, mais qui lui a coûté sa participation olympique.
Une exclusion sportive aux répercussions politiques
Refusé aux Jeux et sans recours possible devant le TAS, Heraskevych devient malgré lui une figure emblématique du lien entre sport, mémoire et géopolitique. Son exclusion relance le débat sur la place de l’expression symbolique dans le sport de haut niveau et sur la neutralité revendiquée des instances olympiques.
