Kevin Fiala victime d’une grave blessure : un rappel cruel des risques olympiques
Le joueur Kevin Fiala a été contraint de quitter le tournoi olympique après une blessure à la jambe survenue lors du match de la Suisse contre le Canada, suite à un accrochage avec Tom Wilson. Transporté sur civière, Fiala a été opéré samedi pour une lésion de la jambe gauche et ne participera plus à la compétition.
Cette blessure pourrait également mettre un terme à sa saison NHL avec les Los Angeles Kings, où il est le deuxième meilleur marqueur de l’équipe avec 40 points en 46 matchs. Ses coéquipiers, Adrian Kempe et Joel Armia, ont exprimé leur soutien et leur inquiétude :
« C’est vraiment dur pour lui et pour nous, on sait combien il compte pour notre équipe à L.A. », confie Kempe.
Un rappel historique
La présence de la NHL aux Jeux olympiques est de retour pour la première fois depuis 2014, année où John Tavares avait vu sa saison interrompue par une grave blessure lors de sa participation pour le Canada à Sotchi. La crainte de perdre des joueurs clés pour des blessures graves a longtemps alimenté le débat sur l’implication des professionnels dans le tournoi olympique.
D’autres incidents célèbres rappellent la fragilité de ces carrières : Dominik Hasek à Turin en 2006 ou le même Tavares avec les Islanders, qui avaient dû poursuivre la saison sans leur star. Brock Nelson, présent lors de ces événements, souligne l’impact émotionnel et sportif de ces absences.
Une équipe L.A. qui doit s’adapter
Malgré l’acquisition récente d’Artemi Panarin, la perte de Fiala crée un vide considérable pour les Kings. L’équipe, actuellement à trois points du dernier spot de wild-card dans la Conférence Ouest, devra s’adapter sans son ailier vedette.
« Kevin est un joueur incroyable, un super coéquipier, et c’est dur de le voir blessé ainsi », confie Kempe.
Les entraîneurs et la direction générale de Los Angeles aborderont son statut lors de la reprise des entraînements mercredi. Les joueurs présents à Milan expriment tous une empathie totale et rappellent la nature physique et risquée du hockey :
« C’est le hockey : on peut se blesser à l’entraînement, en match, c’est un sport violent », souligne Martin Fehervary.
