MotoGP 2026 : aérodynamique sous pression, Márquez face au choix crucial de Ducati


Alors que le développement moteur est désormais gelé pour tous les constructeurs – à l’exception de Yamaha – l’un des dossiers les plus stratégiques de l’hiver en MotoGP concerne l’homologation du package aérodynamique de début de saison.

Chaque constructeur devra faire un choix déterminant avant le premier Grand Prix. Une seule évolution supplémentaire sera autorisée en cours d’année pour les éléments aérodynamiques (Aero Body). Autrement dit : l’erreur est interdite.


Une préparation express

Le problème ? Les équipes ne disposent que de cinq journées d’essais, réparties entre Sepang (Malaisie) et Buriram (Thaïlande), pour valider leurs choix.

Un laps de temps très court pour décider d’un package qui devra fonctionner sur 22 Grands Prix, aux caractéristiques très différentes.

Champion du monde en titre, Marc Márquez, désormais pilote officiel Ducati, connaît parfaitement l’enjeu. De retour à la compétition après une opération de l’épaule en octobre dernier, l’Espagnol a signé le meilleur temps de la première journée à Sepang avant de terminer le test à la quatrième place.

Son meilleur chrono de la semaine : 1’56.789, réalisé lors de la dernière matinée.


Une analyse secteur par secteur

Le tour de référence de Márquez révèle un comportement équilibré de la Ducati :

  • 5e dans le secteur 1 (incluant le gros freinage du virage 1)

  • 8e dans le secteur 2 (partie fluide et en appui)

  • 4e dans le secteur 3

  • 1er dans le secteur 4 (longues lignes droites et épingle finale)

Des données précieuses pour comparer les différentes configurations aérodynamiques testées.


« Non… mais on n’a pas le choix »

Interrogé sur la difficulté de choisir un package aérodynamique en ne testant que sur deux circuits, Márquez a répondu avec lucidité :

« Non. Mais on n’a pas le choix ! Il faut donc être prudent. »

Sepang offre cependant un avantage : sa diversité.

« Sur ce circuit, il y a beaucoup de types de virages différents. Il faut imaginer que l’on roule sur d’autres pistes. »

L’Espagnol explique utiliser certaines portions du tracé malaisien pour simuler d’autres rendez-vous du calendrier :

« À certains endroits, on peut imaginer que les virages ressemblent à ceux du Qatar, ou à Jerez. Cela permet d’anticiper comment chaque package aérodynamique fonctionnera sur 22 courses. »


Un choix stratégique pour toute la saison

L’aérodynamique est devenue un élément clé en MotoGP moderne : stabilité au freinage, vitesse de pointe, grip en sortie de virage, gestion de la température des pneus… Chaque modification impacte l’équilibre global de la moto.

Avec un règlement restrictif et peu de possibilités d’évolution, Ducati comme ses rivaux devront trouver le compromis parfait entre :

  • Performance pure

  • Polyvalence

  • Stabilité sur la durée

La décision prise dans les prochains jours pourrait peser lourd dans la lutte pour le titre 2026.